Ici, je rends hommage aux dépouilleurs qui travaillent dans les équarrissages. Les photos qui vont suivre vont peut-être choquer certains d’entre vous. L’état de choc serait total si j’avais pu y adjoindre l’odeur qui règne en ces endroits. Je vous assure, quand vous revenez de l’équarrissage, vous sentez « la mort ». Il ne vous reste plus qu’a aller vous changer intégralement et de prendre une bonne douche bien chaude avec gel douche et shampoing utilisés abondamment sans faire semblant de frotter! Quant aux habits, direction lave linge, illico presto!
Peu de cadavre ce samedi matin; une vingtaine de vaches. La mort est-elle en grève?
Têtes des bovins de plus de 2 ans alignées pour prélèvements des troncs cérébraux.
Nous avons l’occasion en tant que praticiens vétérinaires de fréquenter ces lieux pour deux raisons. La première lors d’autopsies, soit commanditées par les propriétaires des animaux morts soit pour notre propre gouverne. La deuxième lors des séances de prélèvements des troncs cérébraux dans le cadre du dépistage de l’ESB.
Le broyeur…
La table où sont alignées les têtes se trouve près du broyeur. L’endroit idéal pour faire disparaître un corps sans laisser de trace; je ne peux pas m’empêcher d’y penser à chaque fois que je me trouve à moins de deux mètres de ce dernier. Y trébucher est si vite arrivé.
Parfois, des images dures s’offrent à nous comme par exemple cet avorton qui gît sur le sol.
Bref, les dépouilleurs sont constamment, dans le cadre de leur métier dans des conditions de travail que je juge très pénibles. Dans des odeurs pestilentielles, surtout l’été. J’y ai vu, en ces périodes, des cadavres littéralement dévorés par des larves de mouches et qui grouillaient à même le sol.



