Hier, nous avons à nouveau été témoins d’un oiseau kamikaze. Cette fois-ci c’est au tour d’un rouge-gorge (Erithacus rubecula) de se fracasser la tête sur la baie vitrée.
Ce n’est pas le premier pioupiou qui, hélas, « s’explose » le bec sur mes grandes baies vitrées; j’en avais déjà parlé ici, ici et là. A chaque fois, je m’arrange pour que les oiseaux assommés ne soient pas la proie de Diablo, le chat de la maison, toujours à l’affut. Jusqu’à présent, à chaque fois, ils ont repris connaissance et se sont envolés à nouveau au bout d’une bonne dizaine de minutes. Pendant ces précieuses minutes, j’ai « dégainé » mon appareil photo, histoire que la mésaventure de ce pauvre volatile ne serve pas à rien. J’ai en moyenne une bonne dizaine de minutes devant moi pour immortaliser le spécimen groggy pour l’occasion, avant qu’il ne reprenne connaissance et prenne la poudre d’escampette.
Le rouge-gorge familier, sédentaire en France, est un oiseau très peu farouche, qui suit de près les activités des jardiniers, puisqu’il se nourrit de vers de terre et d’insectes que ces derniers déterrent lors de leurs activités. Il n’est pas rare de les voir tantôt perchés sur le manche d’une bêche plantée en terre, tantôt sur sol d’une terre venant d’être fraîchement retournée. J’ai souvent constaté une importante agressivité envers les autres espèces d’oiseaux, témoignage d’une défense farouche de son territoire. Force est de constater qu’il occulte ainsi la présence des autres oiseaux.
Le chant du rouge gorge est extrêmement varié dans sa mélodie. Le registre est très aigu tandis que le rythme de la mélodie est tantôt lent tantôt rapide. Il chante toute l’année sauf en été.
Encore un oiseau kamikaze, victime de mon nettoyeur de vitres. C’est à se demander s’il ne faut pas que je mette ce dernier au rancart…

